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E-NEWSLETTER septembre 2014

Édito

Pour jouer sa partition à la rentrée

La différence fondamentale entre un bruit et un son, c’est que le second est bien plus audible, car construit, structuré et émis à bon escient. Le souci, actuellement, c’est que l’ampleur des bruits de tous ordres vient un peu perturber la musique de cette rentrée. A coups de merci pour ce moment et de phobie administrative, on ne sait plus où donner de l’oreille.

Pour autant, chacun doit garder à l’esprit que la reprise de l’activité qui suit la fin de la pause estivale constitue une période idéale pour diffuser ses messages. L’essentiel étant de soigner ses prises de paroles. Et comme on ne répètera jamais assez les bons conseils à suivre pour s’adresser aux media, nous profitons de cette e-newsletter pour vous rappeler quelques recommandations d’usage.

Vous êtes désormais fins prêts pour jouer votre partition de rentrée. S’il vous plaît, maestro…

Entretien journaliste : comment réussir votre stress test ?

Les media vivent depuis quelques années une révolution profonde, obligeant les journalistes à s’adapter et à repenser leur métier. L’évolution des techniques, des tâches et des fonctions, la réduction des équipes rédactionnelles ont favorisé l’émergence de nouveaux media et de nouveaux journalistes. Ils ont désormais moins de temps pour traiter efficacement et rapidement l’information, d’où leur recherche constante de contact direct avec leurs sujets et l’intérêt pour eux de faire appel à des experts capables d’apporter du contenu facilement exploitable, en rapport avec l’actualité. Ils se doivent d’être polyvalents, capables de rédiger aussi bien pour la presse écrite que pour le Web.

Un maître mot : la préparation

Un entretien avec un journaliste ne doit pas s’envisager à la légère, surtout si vous n’avez pas l’habitude de ce genre d’exercice. Quand le journaliste vous appelle, il est préférable de ne pas répondre directement à sa demande, mais de lui proposer de le rappeler un peu plus tard en prenant note des éléments d’informations dont il a besoin. Le mieux étant de laisser une autre personne prendre l’appel. Cela vous évitera de répondre à chaud et surtout de préparer au maximum votre entretien. Quoi qu’il en soit, ne pas répondre à une demande de journaliste, c’est accepter la possibilité que soient rédigées des informations qui n’auront pas été validées de votre part. Il est donc toujours préférable de répondre, mais en cadrant au maximum l’intervention en négociant, par exemple, la relecture des citations. En amont de l’interview, effectuez quelques recherches sur les derniers articles rédigés par votre interlocuteur et le media pour lequel il écrit, afin de pouvoir adapter la teneur de vos propos. Vous n’envisagerez pas, de fait, votre entretien de la même façon pour un media professionnel que pour une revue plus généraliste. Donnez-vous du temps pour réfléchir à l’interview :

  • Examinez en détail votre argumentation.
  • Etudiez les messages clés que vous souhaitez développer afin de tenir un discours structuré.
  • Préparez quelques chiffres mémos et des dates essentielles à l’historique de votre entreprise.
  • Elément fondamental : renseignez-vous sur l’actualité relative au sujet de l’entretien et voyez comment calquer votre expertise technique sur ce sujet d’actualité.
  • Imaginez les questions – surtout les plus délicates - qui pourraient être posées par le journaliste. Cela vous permettra d’anticiper la situation et vous obligera à préparer au mieux l’entretien.

Votre discours doit porter un message clé, une idée forte. On est souvent tenté d’en dire trop ; or, l’essentiel est de savoir structurer son message, d’être concis et synthétique. Les arguments doivent être présentés clairement selon le format (TV, radio, presse écrite), où certains paramètres comme le temps sont essentiels. Egalement selon le sujet d’actualité (chaud ou froid), la prise de parole et donc la préparation sont différentes.

Lors d’une interview, vous n’aurez jamais le temps de tout dire, alors choisissez les meilleurs messages, les plus percutants, les plus convaincants. Le message principal doit être étayé de quelques exemples ou anecdotes. Egalement, donnez des faits précis et chiffres récents (avec sources) qui mettent le propos en perspective. Un journaliste s’intéressera toujours à l’aspect factuel de vos propos, qu’il interprétera lui-même ensuite pour en faire une information ou non.

La forme de l’argumentation est tout aussi importante. Privilégiez des phrases courtes, incisives, qui permettent de soutenir un discours clair et d’utiliser des mots simples pour qu’ils soient facilement compris par tous et repris. N’oubliez jamais la diversité des cibles que vous souhaitez atteindre : elles n’ont pas forcément le même degré de compréhension que vous, assurez-vous d’être compris par tous.

Et pendant l’interview ?

On ne le répétera jamais assez : donnez de l’intérêt à vos propos ! En effet, il faut éviter de tenir un discours purement théorique. Oui, vous êtes un expert, mais pas votre interlocuteur ni les futurs lecteurs. Alors vulgarisez vos propos, soyez pédagogique pour vous faire comprendre et pour donner envie au journaliste de vous solliciter à nouveau à l’avenir.

N’hésitez pas à utiliser des exemples concrets et d’actualité pour illustrer vos propos et pour développer certains points qui intéressent particulièrement le journaliste.
La clé du succès reposera sur votre discours qui devra être structuré, argumenté et clair :

  • Commencez par vous présenter brièvement (parcours, entreprise, positionnement, produits/services… en évitant le côté trop publicitaire).
  • Maîtrisez votre discours : chacun de vos propos pourra être repris par le journaliste (attention donc à la prise de position trop marquée).
  • Nuancez votre argumentation.
  • N’hésitez pas à demander au journaliste s’il souhaite que vous développiez tel ou tel point. Il faut toujours avoir à l’esprit que c’est le journaliste qui dirige l’interview, non l’inverse.
  • Le off : il est toujours possible de s’exprimer librement avec un journaliste mais il faut lui préciser lorsque vos propos sont en off afin qu’ils ne soient pas repris. N’en abusez pas, le journaliste a besoin de contenu !

Attention à l’usage des phrases chocs

Trop de petites phrases dans un même discours peut venir cannibaliser le propos, certaines formules pourront même être mal comprises ou avoir l’effet inverse. Rappelez-vous qu’une fois l’interview réalisée, vous ne maîtriserez plus la chaîne de l’information et toute prise de risque pourra allumer un feu… qu’il faudra s’efforcer d’éteindre avec d’autres interviews.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire lors d’un entretien journaliste :

  • Prendre un appel téléphonique ou consulter ses mails pendant le rendez-vous.
  • Interrompre régulièrement le journaliste.
  • Prendre le journaliste en otage pendant 2 heures en pensant qu’il ne pourra pas ne pas vous citer.
  • Evoquer, pendant votre entretien, l’interview de la veille avec un media concurrent sur le même sujet.
  • Avoir une expression de dédain ou de désaffection vis-à-vis du métier de journaliste.
  • Lui dicter son article.
  • Lui demander de rédiger un article promotionnel.
  • Demander la relecture de l’intégralité de l’article.
  • Lors d’une éventuelle relecture de citation, réécrire entièrement vos citations voire des parties qui ne vous concerne pas.
  • Arriver en retard ou envoyer quelqu’un d’autre à l’entretien.
  • Régler ostensiblement l’addition lors d’un rendez-vous extérieur.

Chiffre clé :

100 C’est l’échantillon de cabinets d’audit et d’expertise-comptable analysé dans la prochaine étude Enderby qui sera publiée fin septembre et qui fera l’objet de notre prochaine newsletter.

Notre dernière étude sur le capital-risque et les réseaux sociaux (juin 2014) est disponible sur Slideshare.